L'heure du retour

Publié le par Rémora

Une année déjà que je vis dans ce beau pays du Japon; une année de joies, de rencontres, d'apprentissages, de discussions, de réflexions, mais aussi une année d'ennuis, d'expériences, de déprimes... Une vraie année, dans un pays qui a inondé mon coeur de souvenirs de paysages, de matins difficiles, de soirées endiablées, d'hommes et de femmes extraordinaires de tous horizons, de toutes origines, de tous caractères. Une année entière, mais une année si courte, une seule année, mais une année si riche. Je repars vous retrouver, mes amis, ma famille. Je repars plein de nouveaux savoirs, de nouvelles idées, de nouvelles ambitions. Mais je repars sans certitudes, sinon une seule: ce pays de mon coeur, j'y reviendrai un jour. Je retrouverai ce qui j'y laisse, et plein d'autres choses que je n'imagine pas encore.
Le départ est toujours un moment difficile. Un de mes amis - un grand homme devrais-je dire - me disait encore aujourd'hui: "Un départ, c'est ceux qui partent, mais aussi ceux qui restent." Et moi je dis plus encore, "un départ c'est ce qu'on laisse derrière soi, mais ce qu'on trouve à l'arrivée." Et mon départ c'est aussi un retour - retour chez les miens, mais aussi ce retour qui viendra un jour, quand je retournerai dans ce pays que j'aime tant, et qui me l'a si bien rendu.
Je n'ai pu m'empêcher, à bien des reprises, ces derniers jours, de verser une larme sur toutes ces choses qui faisaient partie du quotidien et qui, dans quelques heures, ne seront plus que des souvenirs. Mais je suis heureux quand je pense que ce n'étaient pas là des larmes de tristesse, mais des larmes de joie. Parce que je n'ai pas pleuré le coeur plein de regrets, mais le coeur plein de joie d'avoir tant partagé avec des gens si extraordinaires.
Bientôt sonneront les derniers instants passés ici. Une maison que je laisse derrière moi, une école, des professeurs talentueux, le corbeau qui me volait mon goûter quand je le laissais sur la palier en fumant une cigarette devant chez moi, ces murs, ce gens, ces animaux, ces arbres que je ne reverrai pas avant longtemps. Toutes ces choses, je les regarderai une dernière fois en soupirant, mais je ne serai pas triste, je serai reconnaissant, et je dirai "merci", merci de m'avoir tant donné, merci d'avoir partagé ma vie, merci de m'avoir supporté. Simplement merci.
Et même si mon coeur se déchire, rien ne s'arrête ici, tout ne fait que continuer comme toujours. Ce n'est pas une fin, ce n'est que le commencement de ce qui viendra ensuite.


Les chroniques de mon voyage au Japon s'arrêteront sur ces lignes. La suite, je la partagerait avec ceux qui le voudront, en personne et de vive voix. C'est ici que aussi que s'arrête la vocation de carte postale électronique de ce blog. Toutefois, et même si cela en intéressera moins, je continuerai - de temps en temps - à publier des  clips, des réflexions, des essais de traduction, des points de linguistique japonaise, des souvenirs et ce qui me passera par la tête. Pour ceux toutefois, qui voulaient juste avoir de mes nouvelles, ce blog ne les intéressera sans doute plus.
Adieu et tout de bon à ce que je quitte et à tout bientôt à ceux que je vais tantôt retrouver.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I
Yahou!<br /> <br /> Vivement qu'on se revoie sur Neuch. J'espère que tu auras quelques photos pour illustrer tes histoires japonaises.<br /> <br /> ++<br /> <br /> <br /> P.S: je suis partant pour le pré-fête des vendanges, rappelle moi
Répondre
M
Salut mon grand, je pense bien à toi......<br /> ça ne doit pas être facile mais tu sais que tu pourras y retourner!!!<br /> <br /> Courage, ici il y a des gens qui sont contents de te revoir. A tout bientôt.
Répondre