Steve Jobs est mort... et je m'en fous !
C'est toujours affreusement triste, la mort de quelqu'un. Ma grand-mère, le clochard inconnu du coin, la vieille dame à la pension, et même Steve Jobs. C'est triste de mourir avant d'avoir 60 ans et c'est dommage. Et je ne suis pas du genre, comme beaucoup, à danser sur les cadavres, que ce soient ceux des visionnaires comme des dictateurs. Alors à tout ceux qui le connaissaient vraiment (c'est pas vous), toutes mes condoléances.
Mais qu'à cela ne tienne, je ne vais pas jouer les hypocrites : ce monsieur, Steve Jobs, donc, je n'ai jamais su l'orthographe de son nom avant aujourd'hui, avant l'avalanche de messages geignards qui traversent les réseaux sociaux. Tout d'un coup, c'est comme si c'est Gandhi ou Trotski qui était mort... Pour le patron (CEO) d'un réseau dont l'objectif numéro un est de sucer votre pognon - et qui n'arrêtera pas demain - je trouve ça un peu fort de tabac : je suis certain que, à part les inepties habituelles (vive le grand leader Apple ! Gloire au camarade MacIntosh) 99% de ces indignés n'auraient pas su me dire il y a six semaines ce qui fait de lui un visionnaire (Mais voyons, il y a inventé l'IPod ! - Bravo, vous avez perdu 200 euros).
Pour ma part, je n'ai jamais eu de Mac, d'Ipod, d'IPad ou autre outils onéreux d'Apple. Tout ce que je veux c'est des trucs qui fonctionnent, et je vous garantis, pas besoin de Mac pour ça, même les produits chinois dévalués fonctionnent à merveille.
Enfin bref, il s'agit tout de même ici de la mort d'un homme, et c'est triste, mais soyons francs : aucun d'entre vous ne l'a jamais connu. Peu d'entre vous peuvent m'expliquer ce qu'il a fait de sa vie, et personne ne peut garantir que ce n'était pas un trou du cul qui battait sa femme et ses enfants quotidiennement (évidemment, je me doute bien qu'il ne l'était pas, c'est un exemple)...
Alors mettons un peu plus d'énergie à nous apitoyer des problèmes que nous avons autour de nous plutôt que sur le sort des inconnus qui ont passé leur existence à mettre au point des moyens de nous soulager de notre fric.