Yamaoka Akira - Promise (Reprise) (Silent Hill)

Publié le par Rémora

Les gens aiment se faire peur. Moi-même, je trouve quelque chose de fascinant dans la terreur, dans son état pur, malsain et traumatisant. La peur traverse tous les arts, la littérature, le cinéma et surtout, expérience d'immersion dans la peur à un niveau intime: les jeux vidéos.

 

Parmi les perles du genre, Silent Hill, dont le réalisateur français Christophe Gans a su tirer une adaptation tout à fait acceptable. Série de jeux qui ont marqué le genre pour leur ambiance unique - le joueur est une personne du commun, seul, dans la ville de Silent Hill, marqués tous deux par l'Horreur. Bien que prenant pour cadre une ville fictive américaine, les quatre premiers opus de la série sont des productions entièrement japonaises. C'est d'ailleurs un bel exemple de l'efficacité de l'horreur à la japonaise: depuis que la série a été reprise par un groupe américain, les jeux ont été tous, systématiquement, très mauvais, versant dans le grand-guignol et l'horreur-caca, puisque, apparemment, en Occident, on aime les monstres, mais on aime pas montrer la terreur brute, la terreur vraie, celle qui sommeille dans les tréfonds de nous tous, le soir, avant d'aller dormir... (Je suis un peu catégorique, n'oublions pas tout de même qu'il y en a des bons: Dario Argento, Clive Barker et d'autres...)

 

Tout ça pour dire quoi? Et bien que l'horreur artistique n'est rien sans une bande-son aussi malsaine et prenante que les images. C'est le cas de ce court morceau, signé par le compositeur YAMAOKA Akira, qui l'a originellement composé pour le deuxième opus de la série vidéoludique (pragmatiquement intitulé Silent Hill 2) et qui en a  été reprise dans le film éponyme de Christophe Gans (dont Yamaoka a composé la bande originale, comme celle de tous les jeux de la série). Il est simple et calme... C'est peut-être pour ça qu'il est si terrifiant.

 

Ce morceau me trotte dans la tête régulièrement depuis des années... Une ritournelle musicale qui me rappelle que le monstre sera toujours sous le lit, la Faucheuse toujours derrière la porte, et que la Terreur, la vraie, la pure, sera toujours notre dernière amie...

 

 

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