Donjons et Dragons au Japon
Note : je m’excuse d’avance pour la nature un peu otaku[1] de cet article, mais la plupart d’entre vous connaissant mais penchants pour certaines choses étranges comme le jeu de rôle, ça ne devrait pas vous choquer outre mesure.
Une de mes craintes en venant au Japon était principalement de devoir me priver de jdr (jeux de rôles) pendant un an, mais le problème a été vite résolu quand j’ai réalisé que d’autres partageaient la même ; nous avons donc décidé de nous adonner à cette passion commune ensemble, en anglais, évidemment, et, comme c’est bibi qui a dû occuper le poste de Meneur de Jeu, il m’a fallu créer un scénario intégral en anglais dans le texte et dans les voix.
J’ai mis un univers en place, conçu des villes, des événements et des personnages hauts en couleur.
« Long ago, Altea was a living, pleasant world, a world of adventures, heroes and Gods (…), they deserted the world and let the seas become dry, the skies become dark and the mortals devoid of hope. (…) The world crashed. Now, Altea is just a bunch of huge islands floating in the Void (…) But there are some people who haven’t lost hope(…)”
Tout a donc commencé par un beau dimanche après-midi[2]. Une fois tout mis en place,
Les jeunes aventuriers sont arrivés :
Andrew – he’s from Texas you know –, un mage avide de liberté,
Richard (encore un américain), un clerc compatissant épris de justice,
Et David (ne touchez pas au chocolat belge c’est du poison), un loup-garou proche de la nature.
Et les jeunes aventuriers d’explorer les sombres conspirations d’un monde en ruines issu de mon imagination perverse et tortueuse, comme Harry Potter à la chasse au Voldemort ou Frodo le Hobbit et sa quête pour renverser le Seigneur des Anneaux[3].
Evidemment, au-delà du jeu, c’est toujours une occasion pour bien rire, boire et manger et après quelques heures d’un dimanche bien entamé, après avoir découvert quelques secrets et sauvé ce qui pouvait l’être dans un village en ruines, mes braves joueurs décidèrent que mon histoire était suffisamment intéressante[4] pour qu’ils aient envie de continuer de dimanche en dimanche à vivre quelques modestes aventures épiques et merveilleuses.
J’espère que vous n’êtes pas trop effrayés, mais je vous garantis que le jeu de rôle est un exutoire pacifique au stress des cours et une bonne façon de gérer le mal de crâne issu de leçons fatigantes.
[1] Otaku : mot japonais signifiant à peu près « geek » ou « nerd » *(^v^)*
[2] Beau fait certes référence au ciel mais pas à la température, évidemment.
[3] Cette phrase n’est pas très sensée, mais elle devrait permettre aux non-connaisseurs d’appréhender la nature des jeux de rôles.
[4] Et mon anglais suffisamment compréhensible…