Chronique d'un jour ordinaire (suite et fin): Un tour sur la Loi
Vous avez lu ici ma visite de ce temple inattendu, dans le lieu dit Matsugasaki, dédié au bonnard et amical Daikokuten, une des sept Fortunes.
Or, alors que je me disais que j'ai fait le tour de ce lieu dont un ami m'a dit il y a peu qu' "[il] dégage une belle sérénité] (1), je découvre un petit sentier qui pénètre dans la forêt et semble gravir un peu la colline. Ayant le temps, je me dis que je n'ai rien à perdre à essayer de me faufiler vers l'inconnu... D'autant plus qu'il en faudrait vraiment beaucoup pour que je ne retrouve pas mon chemin.
Le lieu est en effet sympathique et je tombe sur des endroits de silence, comme ici, un cimetière, mais, en regardant attentivement on peu constater les rizières en arrière-plan, où travaillaient, je me souviens, les riziculteurs du lieu (dans cet ambiance un peu étrange caractéristiques à cette nature qui s'entremêle à une ville immense).

Mais, continuant mon ascension fort agréable, au vu du temps idyllique auquel j'ai droit, me semble-t-il, presque tous les jours, ce qui est étonnant pour un mois d'octobre (dans mes habitudes pluvieuses de boudry-bérochaux), je constate soudain que devant - ou au-dessus - de moi, les arbres laissent la place à des herbes et des buissons et, partout le long des sentiers qui décrivent des cercles étranges, se dressent d'étranges machines.

Puis, me retournant, j'aperçois un spectacle qui, s'il m'est aujourd'hui familier, était une première. Dix minutes de marche ont suffit à me donner un point de vue extraordinaire sur la ville...

Je pouvais même voir ma maison! (J'ai précisé dans la première partie que je m'yentrouvais à moins de 5 minutes de cycle). C'est l'immeuble vaguement rose, en premier plans tout à gauche au centre ci dessous, un immeuble sur cinq étages pas trop inhabitable, mais que je m'efforce le plus souvent de fuir, pour éviter la faune d'immigrants qui ne cessent de s'exprimer dans un espèce de dialecte insupportable qu'on parle, si je me souviens bien, dans une petite île au nord de la France.
(On remarquera, pile au centre de la photo, un chemin qui monte dans la montagne en face,.cCest, dans le quartier dit d'Ichijôji, un endroit où l'on trouve pas moins de six temples à même la montagne).

Et puis j'ai réalisé, dans un moment d'illumination où des choses que l'on sait qui semblent sans rapport se mettent en lien, que si je pouvais voir la ville, alors la ville pouvait me voir, et que ces sentiers étranges et ces machines extraterrestres n'étaient rien d'autre que les torches qui, s'enflammant le 16 août de chaque année, à l'occasion de la fête des morts japonaise (o-bon), forment sur la montagne le caractère "法" (hô) la Loi, et que, sur la montagne voisine se trouve le caractère "妙", (myô) ces lettres de feu formant ensemble le mot "妙法"(myôhô), la "Loi merveilleuse", autrement dit le "Dharma" enseigné par le Bouddha, la Loi enseignée dans tous les Bouddhismes! Kyôto est célèbre pour ses cinq montagnes enflammées. Voilà ce que ça donne, mais les photos ne sont pas de moi, cependant:


Je connaissais déjà l'existence de ces caractères de feu, mais je ne m'attendais pas à me retrouver sur l'un d'eux tout à fait par hasard.
Et puis je suis rentré, en faisant quelques détours çà et là pour découvrir encore un peu le quartier.
Décidément, un jour bien ordinaire à Kyôto!
______
(1) Copyright Aziraphale, donc.
Or, alors que je me disais que j'ai fait le tour de ce lieu dont un ami m'a dit il y a peu qu' "[il] dégage une belle sérénité] (1), je découvre un petit sentier qui pénètre dans la forêt et semble gravir un peu la colline. Ayant le temps, je me dis que je n'ai rien à perdre à essayer de me faufiler vers l'inconnu... D'autant plus qu'il en faudrait vraiment beaucoup pour que je ne retrouve pas mon chemin.
Le lieu est en effet sympathique et je tombe sur des endroits de silence, comme ici, un cimetière, mais, en regardant attentivement on peu constater les rizières en arrière-plan, où travaillaient, je me souviens, les riziculteurs du lieu (dans cet ambiance un peu étrange caractéristiques à cette nature qui s'entremêle à une ville immense).

Mais, continuant mon ascension fort agréable, au vu du temps idyllique auquel j'ai droit, me semble-t-il, presque tous les jours, ce qui est étonnant pour un mois d'octobre (dans mes habitudes pluvieuses de boudry-bérochaux), je constate soudain que devant - ou au-dessus - de moi, les arbres laissent la place à des herbes et des buissons et, partout le long des sentiers qui décrivent des cercles étranges, se dressent d'étranges machines.

Puis, me retournant, j'aperçois un spectacle qui, s'il m'est aujourd'hui familier, était une première. Dix minutes de marche ont suffit à me donner un point de vue extraordinaire sur la ville...

Je pouvais même voir ma maison! (J'ai précisé dans la première partie que je m'yentrouvais à moins de 5 minutes de cycle). C'est l'immeuble vaguement rose, en premier plans tout à gauche au centre ci dessous, un immeuble sur cinq étages pas trop inhabitable, mais que je m'efforce le plus souvent de fuir, pour éviter la faune d'immigrants qui ne cessent de s'exprimer dans un espèce de dialecte insupportable qu'on parle, si je me souviens bien, dans une petite île au nord de la France.
(On remarquera, pile au centre de la photo, un chemin qui monte dans la montagne en face,.cCest, dans le quartier dit d'Ichijôji, un endroit où l'on trouve pas moins de six temples à même la montagne).

Et puis j'ai réalisé, dans un moment d'illumination où des choses que l'on sait qui semblent sans rapport se mettent en lien, que si je pouvais voir la ville, alors la ville pouvait me voir, et que ces sentiers étranges et ces machines extraterrestres n'étaient rien d'autre que les torches qui, s'enflammant le 16 août de chaque année, à l'occasion de la fête des morts japonaise (o-bon), forment sur la montagne le caractère "法" (hô) la Loi, et que, sur la montagne voisine se trouve le caractère "妙", (myô) ces lettres de feu formant ensemble le mot "妙法"(myôhô), la "Loi merveilleuse", autrement dit le "Dharma" enseigné par le Bouddha, la Loi enseignée dans tous les Bouddhismes! Kyôto est célèbre pour ses cinq montagnes enflammées. Voilà ce que ça donne, mais les photos ne sont pas de moi, cependant:


Je connaissais déjà l'existence de ces caractères de feu, mais je ne m'attendais pas à me retrouver sur l'un d'eux tout à fait par hasard.
Et puis je suis rentré, en faisant quelques détours çà et là pour découvrir encore un peu le quartier.
Décidément, un jour bien ordinaire à Kyôto!
______
(1) Copyright Aziraphale, donc.
Publicité