妙覚寺 ・ Le Myôkaku-ji

Publié le par Rémora

Un après-midi, alors que j'étais d'humeur à explorer la ville avant d'aller manger quelques sushis, nous avons décidé de nous rendre au château de Nijô, dont je vous parlerai plus tard.

Chemin faisant, nous sommes tombé sur un temple un peu caché et pas forcément très connu, le Myôkaku-ji.

Ce temple est ancien (1378) et appartient à la branche originelle du bouddhisme de Nichiren (日蓮宗). Le bouddhisme de Nichiren est celui qui est souvent apparenté, dans le reste du monde, en France notamment,  à une secte, pour son intransigeance religieuse et le culte qu'il voue à son fondateur, le moine Nichiren. Toutefois, toutes les branches ne sont pas aussi exclusiviste et celle-ci considère "seulement" le moine en question comme la réincarnation sur terre du Boddhisattva Jôgyô 上行菩薩 (réincarnation que Nichiren lui-même pensait être) qui, selon le sûtra du lotus (un des textes les plus important du bouddhisme du grand véhicule) est celui qui va propager les ensengnements du sûtra en question. Les branches plus orthodoxes (connues en Europe par le biais de la Soka-gakkai essentiellement, mouvement apparu en Europe dans le new age et aujourd'hui extrêmement controversées pour ses pratiques) le considère  quant à lui comme "le Bouddha universel" (sans prétention aucune!).

Enfin, quoi qu'il en soit, ce temple est très sympathique malgré le peu d'affinités que j'ai avec l'école en question. Je vous laisse apprécier.

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Y
<br /> Bonsoir, et merci pour votre réponse sincère et vos précisions, d'importance, concertant votre ouverture aux autres et votre respect des différences.<br /> <br /> L'exégèse permettant de comprendre pourquoi Nichiren est parfois aussi martial, à son époque, ne peut avoir de sens que si l'on comprend que c'est son coeur qui parle (ce n'est ni de la moralité,<br /> ni des menaces, encore moins de la superstition). On ne peut le comprendre qu'avec le coeur, je dirais avec son propre état de bouddha, pas si nous le prenons au premier degré, littéralement, en<br /> sortant ses propos du contexte, de l'histoire, des raisons profondes qu'il avait à mettre en garde avec autant de "sévérité".<br /> <br /> Celle-ci était autant de bienveillance, de lucidité et de pertinence. Je tiens quand même à vous dire que je suis pas suffisamment érudit à mon tour pour étayer point par point, d'autant que ce<br /> n'est pas le lieu pour ça, je n'insisterais pas au dela de ce message par respect pour l'objet de votre blog, que je découvre et apprécie (comme la musique de Nightwish que j'ai partagé sur<br /> facebook aussitôt).. Merci !<br /> <br /> Des milliers de morts dans les rues, des épidémies, un pouvoir totalitaire, voilà à quoi Nichiren s'affrontait avec un seul mantra, sans armées, promettant l'enfer à ceux qui avilissait le peuple,<br /> se laissait martyriser, acceptaient l'asservissement... Se trompait-il donc de comportement manquait-il à ce point de discernement ?<br /> <br /> Tsunesaburo Makiguchi, Josei Toda, (deux premier président de la Soka Gakkai) se retrouve en prison parce qu'il rejette l'asservissement militariste d'un gouvernement qui obligeait le peuple à<br /> porter l'amulette shinto.. Gouvernement qui à conduit le jpoan à une monstrueuse catastrophe... Makiguchi est mort en prison (74 ans) Toda son disciple en sort, forme IKEDA, cinquante ans après<br /> plus de quinze millions de personne dans le monde pratique ce bouddhisme, sans faire de crime ou délit..<br /> <br /> Partant de là je comprends bien que ça puisse faire grincer des dents là ou d'autre écoles se sentent encore aujourd'hui concernées, voire "agressée" par la discours de Nichiren, alors que le<br /> peuple vivait l'enfer en se soumettant à certains enseignements et au pouvoir totalitaire en même temps ?<br /> Il semble toutefois que nous n'en sommes plus là, du moment que le dialogue existe. Aujourd'hui il existe plutôt une harmonisation et un consensus sur les valeurs universelles véhiculée par<br /> l'ensemble des religions, en ce qu'elles permettent des chemins spirituels vers la paix.Malgré les extrémismes qui ternissent monstrueusement le rôle de l'islam, notamment.<br /> <br /> Par contre il est d'autre enseignement auxquels se soumettent les peuples, qui n'ont rien de religieux, ni de philosophique. Le culte de l'argent roi, celui de l'insécurité, de la peur entretenu,<br /> celui de l'homme politique providentiel, le rôle abusif des médias, de l'image.. tout ça correspond aussi à des formes "d'enseignement" entretenant illusion, pauvreté, exclusion, discrimination,<br /> inégalité, pollution, manque d'esprit de responsabilité défaitisme, angoisse existentiel, suicide, dépression... la liste est longue...<br /> <br /> C'est à ce titre que le président de la SGI, Daisaku IKEDA, et l'organisation elle-même dans tous les pays, organisent des dialogues inter-religieux. Le rôle des religions aux sens large est on ne<br /> peut plus vital, dans ce contexte. La solidarité à ce titre est vitale.<br /> <br /> Aujourd'hui "l'ennemie", "le démon" reste les pouvoirs corrompus, l'autorité abusive qui est a combattre en soi-d'abord. Tout ça correspond autour de nous aux armes de destructions massives,<br /> nucléaires, à la puissance de feu délirante des armées actuelles, celles de ceux qui peuvent "appuyer sur le bouton", les puissances économiques qui tirent les ficelles , y compris politiques,<br /> égoïstement, ceux qui à distance et sans se rendre compte détruisent des vies, en ne se préoccupant pas de l'écosystème. L'enfer n'est pas ailleurs que dans notre propre existence, tout autant que<br /> la boddhéité. N'est-ce pas...<br /> <br /> De mon point de vue, il n'y a pas à se sentir gêné par celui qui dit que l'ignorance fondamentale conduit l'humanité à s'entretenir dans des souffrances et peut conduire à la catastrophe, tel le<br /> faisait Nichiren. Je vois bien la fonction qu'il joue, en conscience chez lui, tout comme chacun remplis sont rôle, indubitablement, consciemment ou non. L'enseignement bouddhique permet<br /> d'appréhender la fonction de chacun, sans diaboliser, ni idéaliser. Je crois que nous pouvons être d'accord.<br /> <br /> Il suffit de regarder le monde pour se rendre compte que "l'enfer" est bien réel, pour de trop nombreuses personnes. Ce n'est pas un scoop de nos jour, c'était assez visionnaire au 13 ème siècle de<br /> parler des menaces de destructions lourdes qui pesaient sur "le Japon", quand on voit que c'est le seul pays du monde qui à pris deux bombes atomiques. (L'Allemagne à été épargnée, ce n'étais pas<br /> une île et les enjeux occidentaux était plus important que la vie de dizaines de milliers de japonais, selon la propre croyance de ceux qui l'on détruite en faisant un véritable génocide pour<br /> justifier "d'arrêter la guerre" qui continue depuis de mille autres manière.<br /> <br /> Quoi de plus dangereux que le pouvoir de détruire des millions, voir des milliards de vie en un instant ? Quoi de plus "démoniaque" que d'appuyer sur le bouton en éliminant d'un coup des quantité<br /> effroyables de vie infiniment précieuses ?<br /> <br /> Il est surtout important de se sentir bien avec le système de croyance qui nous permet de nous sentir libre et heureux, en phase avec nous même, tout en ne nous laissant pas malmené par<br /> l'environnement, mais en devenant maitre de son propre coeur et esprit.<br /> <br /> Je ne suis absolument pas impressionné "négativement", personnellement, par un enseignement de vie qui protège la vie aussi sévèrement que nécessaire, sans jamais tuer ni blesser personne, en<br /> démontrant que le manque d'esprit de protection peut conduire à l'inhumanité la plus affreuse.<br /> <br /> De ce point de vue je comprends le mise en garde très sévère de Nichiren. On ne brandit pas pour autant son enseignement comme "une arme", on ne peut que l'incarner par un comportement humaniste.<br /> Daisaku IKEDA n'est pas honoré comme il l'est des centaines de fois par hasard, même si la SGI dérange par son dynamisme et qu'il est facile de s'en servir comme cible de ses propres acrimonies,<br /> sans aller vraiment au fond de son besoin de le faire. Ce qui m'a plu personnellement dans ce mouvement c'est son aspect laïque, le fait qu'il se soit affranchis d'un clergé "poussiéreux".<br /> Il y à eut du changment tout de même depuis 1991, concernant la distanciation avec le formalisme pour le moins rigoriste de la Nichiren Shoshu.. Sinon je ne serais jamais devenu bouddhiste dans la<br /> SGI pour ma part.<br /> <br /> Maintenant je ne suis pas venu pour vous convaincre, juste pour discuter de ce que vous disiez que je ne peux partager, concernant les multiples manières de se servir de la Soka Gakkai comme cible<br /> de bien des critiques trop superficielles pour être acceptables.Il peut exister une facilité à le faire, tant que les croyants de ce mouvement ne réagissent pas. Tous ne sont pas inverti sur le<br /> net, bien loin de là.<br /> <br /> Aujourd'hui, objectivement trouvez vous sur l'internet des gens qui critique diverses écoles bouddhiques (non nichirénistes), qui sont membre de la SGI ? Merci de dire que les membres de cette<br /> organisation que vous connaissez sont des gens respectables humanistes et dignes, si c'est le cas.<br /> <br /> Je trouve que ça équilibre bien les choses et vous en remercie. Ainsi, ça démontre que ce n'est pas parce que Nichiren "promettait" "l'enfer des souffrances incessantes" pour ceux qui ne croient<br /> dans le Sutra du lotus, que ça conduit les croyants à des attitudes manquants de respect et d'humanisme. D'ailleurs toutes les religions démontre d'une manière ou l'autre que des attitudes<br /> contraire au respect de la vie, celui de soi ou des autres, conduisent à en subir les conséquence tôt ou tard, de manière latente ou manifeste.<br /> Bien à vous, je met votre blog dans mes favoris..<br /> <br /> Cordialement !<br /> <br /> <br />
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Y
<br /> Petit rajout de la fin de mon message qui devait être trop long, mille excuses :<br /> IL s'agit avant tout d'argumenter de manière constructive, avec à coeur l'esprit du dialogue. Le but est de s'humaniser, de pacifier son coeur, et contribuer à créer un monde de respect mutuel, de<br /> tolérance, ou l'esprit de compréhension réel, de recherche, de sincérité et d'authenticité est la cause du discernement et de la sagesse, tout autant que de la bienveillance.C'est un chemin de<br /> croyance, il y en à d'autre très respectables.<br /> <br /> Excusez la longueur de mon propos. Aujourd'hui dans un monde aussi troublé que le notre, il est important de clarifier là où le besoin de manifeste. IL y aurait bien d'autre chose à dire, mais<br /> l'essentiel et j'espère que vous serez d'accords avec moi, l'essentiel n'est-il pas que les êtres humains puisse s'entendre et se comprendre sur la base des réalités ? Le bouddhisme enseigne aussi<br /> que notre ignorance fondamentale, nos illusions, sont la cause de notre propre difficulté à nous éveiller à la réalité de notre propre existence et à l'approfondissement spirituel basé sur le cœur,<br /> vers plus d'humanisme.<br /> <br /> Merci encore de partager votre univers, "mystique, créatif et visuel" :-)<br /> Cordialement.<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br /> Bonjour.<br /> <br /> Merci pour votre commentaire très constructif. Je n'ai pas pour but ici de faire de l'opinion ou de l'éducation, puisque la plupart des gens qui me lisent sont sans doute absolument ignorants de<br /> tout ce qui concerne la Loi bouddhique et ne serait-ce qu'une seule de ses nombreuses interprétations. Je n'ai pas visé à formuler une attaque contre la SGI ou le bouddhisme de Nichiren, j'ai<br /> tenté d'exprimer rapidement la façon dont elle est souvent perçue en Europe et également régulièrement au Japon. Et si j'ai mal interprété le peu d'informations dont je dispose, je vous prie de<br /> bien vouloir m'excuser.<br /> <br /> Je ne suis pas un érudit dans le domaine du bouddhisme, même si j'ai un certain éventail de connaissances concernant le bouddhisme japonais. Je n'ai pas d'affinités particulières avec le<br /> bouddhisme de Nichiren, comme vous l'aurez remarqué, mais je ne doute pas que ses disciples sont des gens de qualité. J'en connais d'ailleurs un certain nombre.<br /> <br /> Je ne partage pas son enseignement et les nombreuses remarques qu'il a faite dans son oeuvre condamnant littéralement à l'enfer les pratiquants des autres formes de bouddhisme (je pense que je<br /> n'ai pas besoin de citer les passages en question), et je ne doute pas qu'au moins certains des exégètes de Nichiren en font une lecture rationnelle remise dans un contexte et une époque. Je ne<br /> partage pas non plus un certains nombre de vues et de pratiques de la Nichiren Shôshu (dont la SGI suit avec peu de différences l'enseignement), mais cela n'appartient qu'à moi. Pour ma part je<br /> ne condamne personne, d'aucune religion que ce soit et je ne doute pas une seule seconde que le potentiel de boddhéité décrit dans le sûtra du lotus puisse être atteint même par des gens qui ne<br /> connaissent rien du Dharma, et encore une fois, cela est mon avis personnel. Toutefois la littérature bouddhique est abondante, les différentes voies et les différentes pratiques sont décrites<br /> dans de nombreux écrits et la supériorité du sûtra du lotus, décrétée par le bouddhisme tendai (tiantai 天台) dont Nichiren est issu ne justifie pas, même dans ladite école, son autorité unique,<br /> une telle autorité unique et absolue étant condamnée par la plupart des écrits et des traditions bouddhiques.<br /> <br /> Mais du moment que nous acceptons tous les pratiques de ceux qui font des efforts pour réaliser un chemin conforme au Dharma (quelle que soit leur école ou leur religion), cela me convient<br /> parfaitement.<br /> <br /> Cordialement et Gasshô.<br /> <br /> <br /> <br />
Y
<br /> Bonjour,<br /> <br /> Merci de partager ses photos que j'ai grand plaisir à découvrir.<br /> J'espère avoir l'occasion de me rendre au Japon un jour.<br /> <br /> je me permets une rectification étayée (donc un peu longue) concernant ce que vous dite sur la Soka Gakkai qui ne correspond pas à la réalité de l'enseignement qui y est véhiculé. J'en suis un<br /> simple membre depuis 11 ans.<br /> <br /> Ce que vous dites sur Nichiren (boddhisattva jogyô) correspond bien à ce qu'il exprime sans ses Lettres et Traités (gosho). Il se reconnaissant comme celui qui correspondait à la prédiction du<br /> Sûtra du Lotus de Sakiamuni. Ceci du point de vue de la cohérence de son étude et de son propre éveil qui le conduit à le réaliser avec sa propre vie, dans son coeur, qu'il a ce rôle à jouer.<br /> <br /> Par contre sur l'histoire du "bouddha universel" , tel que vous le dites, supputant ici une sorte "surévaluation et de prétention", votre manque manifeste de connaissance du sujet vous conduit à<br /> commettre une erreur. Cela consiste indirectement à faire porter à la Soka Gakkai ce qu'elle ne fait pas et alimente la controverse sur la base de rumeurs qui l'entretiennent ensuite.<br /> <br /> En effet, Les goshos, (Lettre et Traité de Nichiren) sont le support historique et irréfutable employé dans le mouvement Soka.<br /> Dans le gosho, c'est Nichiren lui-même qui révèle le moyen d'atteindre la boddhéité pour notre époque dite des "derniers jours de la Loi", (telle que définie dans la Sûtra du Lotus).<br /> <br /> Il était un véritable érudit, un savant très consciencieux et profond(L'université de Nazan étudie le Nichirénisme et des textes sérieux étayent ces propos). Il base son enseignement sur l'étude<br /> approfondie et comparative de tout les sûtras compilés, qu'il connaissait admirablement, et sur son propre éveil bouddhique. Sa foi, sa pratique et son étude, sont ici le solide trépied de ce qu'il<br /> étaye et de la manifestation de sa propre bouddhéité.<br /> <br /> Il suffit de lire le gosho pour réaliser la cohérence du propos, la pertinence scientifique de celui-ci, sans oublier la compassion et le coeur indéniable à l'égard des gens en souffrance, tout<br /> autant que la sévérité à l'égard des pouvoir assassins, meurtrier, qui avaient droit de vie et de mort sur le peuple en souffrance, à cette époque là.<br /> <br /> Il réfutait aussi certains clergés corrompus auprès de ses pouvoirs, qui finalement contribuaient à asservir le peuple en détournant les enseignements bouddhiques qui devait permettre aux êtres de<br /> devenir heureux,en paix... Il réfutait pacifiquement, sur la base de connaissance étayée, mais avec courage et fermeté, au péril de sa vie. Il à subit de nombreuses persécutions avec ses dsiciples<br /> pour se retrouver finalement réhabilité par le pouvoir qui ne pouvait que constater sa pertinence.<br /> <br /> Partant de là, Nichiren, révèle le mantra Nam Myoho Renge Kyo, comme étant le moyen universel, pour chaque être humain, d'atteindre la bouddhéité (ou boddhéité, ou état de bouddha).<br /> Nam Myoho Renge Kyo est ici à la fois la cause et l'effet simultané de la bouddhéité, symbolisée par le Lotus sacré (Renge). Je ne vous apprend peut-être rien ? Tout ceci prend sa valeur dans la<br /> croyance, naturellement. (Difficile à croire, difficile à garder... dit Nichiren) IL s'agit toujours d'une expérience de pratique et de croyance avant tout humaine, au delà des mots, théorie et<br /> démonstration magistrale.<br /> <br /> La symbolique de la simultanéité de la cause et de l'effet, est relative au fait que le Lotus produit en même temps, simultanément, sa graine et sa fleur. Ceci contrairement aux autres plantes qui<br /> font d'abord la fleur, puis la graine. L'épanouissement de la plante, (en fleur et graine à la fois) qui va chercher sa substance dans l'étang boueux, représente métaphoriquement la capacité de<br /> transformer les souffrances, désirs et troubles relative au karma en état de bouddha. (entre autre symbolique que l'on attribue au lotus sacré (Nelumbo nucifera).<br /> <br /> Nichiren est cité dans la mouvement Soka (du point de vue de l'enseignement véhiculé dans celui-ci) comme étant "le bouddha de la cause fondamentale" et non le "bouddha universel". Sakiamuni est<br /> considéré comme le bouddha historique (en tant que fonction irréfutablement historique de celui qui s'éveille à sa propre bouddhéité et transmet ensuite cet enseignement.<br /> <br /> Ce que vous dites sur la fait que Nichiren serait (dans la SGI) "le bouddha universel" est un contre sens du point de vue même de la compréhension de l'enseignement bouddhique tel que l'enseigne<br /> Nichiren (et le véhicule la SGI).<br /> <br /> L'état de bouddha est universel en lui-même (10 ème état) autant chez vous que chez moi que dans tout les être sensitifs et non sensitif, enseigne encore le bouddha, tout autant que Nichiren.<br /> <br /> Nichiren démontre la boddhéité (Nam MYOHO RENGE KYO cause et effet simultané de celle-ci) comme étant "l'entité de tout les phénomènes". Le principe de l'inclusion mutuel des dix états de vie<br /> explicite bien cette universalité de l'état de bouddha, personne ne peut donc se l'approprier, mais seulement s'éveiller ou non à se principe universel, dans le croyance ou la non-croyance. Le<br /> libre arbitre est sauf.<br /> <br /> Si vous avez sérieusement lu le gosho (?), vous verriez que Nichiren cite continuellement ses références, et donc ses maitres qu'il vénère avec un grand respect, enseignant à ses disciples<br /> l'importance du lien de maitre et disciple dans la non dualité, dans la qualité basé sur le coeur, l'ouverture d'esprit des rapports humainement égalitaires. A savoir principalement le bouddha<br /> Sakiamnui , Dengyo et Ten T'ai , à la source du courant Nichiréniste (ou Nichirénite). Il vénérait tout autant son maitre dans l'école ou il avait été formé et était devenu moine, même s'il à<br /> réfuté son enseignement quand il a révélé NMHRK, à 32 ans. Autrment dit il ne dénigrait pas les enseignements qu'il réfutait, il ne faisait qu'en démontrer les limites, là ou il estimait qu'il<br /> conduisait les êtres à des comportements ne pouvant leur permettre de changer leur karma en éveil bouddhique.<br /> <br /> Tout au long de sa vie, dans l'intégralité de ses écrits, il fait preuve constament d'humilité et de reconnaissance à l'égard de ceux qui lui permettent de remplir sa propre mission de bodhisattva,<br /> éveillant ses disciples à la capacité à s'éveiller eux-même, leur donnant pour cela le moyen (voir aussi le chapitre hoben, 2ème du Sutra du Lotus) tout en montrant un exemple de comportement<br /> humaniste, (comme Sakiamuni) inlassablement, en argumentant scientifiquement et humainement, dans l'approfondissement et l'encouragement permanent.<br /> <br /> Il n'y a donc pas ""le" bouddha universel" qui désignerait "un être supérieur", aux pieds duquel il faudrait se soumettre. On est libre de croire en un enseignment ou non, de suivre tel ou tel<br /> maitre. Nichiren enseigne bel et bien de suivre la Loi, non la personne. Le maitre en ce sens est celui qui incarne la valeur d'un enseignement par son attitude,sa cohérence, sa pertinence et les<br /> résultats de son action.<br /> <br /> Il y a par contre l'universalité de la boddhéité. Il n' y a pas "un" bouddha, mais des bouddhas. Le sûtra du lotus (Sakiamnuni) parle métaphoriquement des "bouddhas des dix directions" et des<br /> "boddhisattvas sorti de la terre", par millions, dont la mission est de s'éveiller à la boddhéité tout en transmettant cet enseignement (les deux aspects sont indissociables de l'éveil).On<br /> s'éveille à son humanité avec les autres et grâce aux autres aussi.<br /> <br /> C'est cela que Nichiren démontre, ayant rétabli une orthodoxie à une époque où certains courants, bouddhistes ou autres, véhiculaient des conceptions de la vie ne conduisait pas le peuple à la<br /> liberté, au bonheur, à la joie d'être en vie, mais à l'acceptation du malheur dans la soumission (le nirvana n'était que pour après la mort).<br /> <br /> Les pratiquants du Sûtra du Lotus, dont le titre est "Myoho Renge Kyo", récite Nam Myoho Renge Kyo comme moyen révélé par Nichiren, pour leur éveil. C'est éveil est indissociable de la<br /> transmission. Il le transmettent pour que chaque être humain, en tant que bodhisattva sorti de la terre, puissent prendre conscience à leur tour de leurs mission (sous le principe karma = mission)<br /> tout autant que de leur propre boddhéité . Profondément et c'est certainement le plus difficile quelque soit la spiritualité, c'est le comportement des gens qui les rends crédibles, dignes d'écoute<br /> et de respect.<br /> <br /> Daisaku IKEDA, Le président de la Soka Gakkai mon mentor bouddhiste, défini l'atteinte de la bouddhéité comme un chemin de vie, d'évolution en conscience, bien plus qu'un but en soit.<br /> <br /> Chacun remet l'ouvrage de l'éveil au quotidien, c'est un entrainement spirituel avec ses d'obstacles. Autrement dit il s'agit d'un chemin d'humilité, de remise en cause, de transformation<br /> progressive vers un humanisme, qui permet de pacifier sa vie, son coeur, de développer son potentiel humaniste.<br /> <br /> Ce principe de la pacification est défini par Nichiren dans la Risho Ankoku Ron, (Pacification du pays par l'établissement de la Loi correcte) La métaphore ici est que "la terre de bouddha" est<br /> dans notre propre coeur, (ou esprit) tout autant que dans notre corps. C'est en pacifiant notre propre existence que nous pacifions le monde, par symbiose.<br /> <br /> IL s'agit avant tout d'argumenter de manière constructive, avec à coeur l'esprit du dialogue. Le but est de s'humaniser, de pacifier son coeur, et contribuer à créer un monde de respect mutuel, de<br /> tolérance, ou l'esprit de compréhension réel, de recherche, de sinc�<br /> <br /> <br />
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