Une longue nuit de Nouvel-an, à Kyôto (version 2009)
Ici, il n'y a pas d'heure d'hiver et donc, le soleil ce couche tôt, et pas seulement en hiver, d'ailleurs.
Ainsi commençait la soirée du réveillon de Nouvel-an 2009/2010, tôt, mais dans la nuit. Comme les Japonais fêtent surtout cette fête entre amis, nous n'avons pas trouvé d'indigènes tellement disposés à faire la fête avec nous, donc nous nous sommes résolus à passer la nuit, jusqu'au matin, entre francophones, mais pas seulement des gens d'ici, j'ai même invités des tourôlistes genevois de ma connaissance à nous rejoindre.
Tout était bien organisé: nous avions établi notre programme, fait les réservations nécessaires, et au moment du rendez-vous, c'était parti pour festoyer jusqu'au matin. Mais rassurez-vous, nous étions bien résolu à ne pas sombrer dans la décadence propre aux Européens et aux Suisses en particulier. Par raffinement, nous avons tout fait dans les règles de l'art, à la japonaise...
Première étape, donc, le restau. Des bonnes spécialités de junk food made in Japan, un vrai bonheur, et surtout l'occase de boire les premières bières en guise d'apéro-souper (le tout accompagné d'une dose acceptablement abusée de mayonnaise, comme il se doit).


Le ventre bien plein, nous nous sommes rendus dans notre bar favori, en attendant minuit. Un bar incroyable, où un vieux monsieur en trois-pièces vend des alcools du monde entier pour un prix modique... Tous ceux qui me rendront visite y seront emmenés de gré ou de force, présicé-je au passage.
C'est donc en buvant, en discutant, en buvant, en plaisantant, en buvant, en papotant et surtout en buvant que nous en avons donc conclu cette étrange - quoique riche - année 2009.


Peu avant l'heure fatidique de la fin de cette année, nous nous sommes rendus au Chionji voisin (temple dont je vous ai parlé ici), pour assister à la fin de la cérémonie de fin d'année dans le temple, à l'occasion de laquelle nous avons pu entendre (ou réciter, pour certains) les derniers nenbutsu de l'année (Namu Amida-butsu, Namu Amida-butsu, etc.) en se passant une corde qui symbolise l'année écoulée.

Et puis, une fois presque minuit arrivé, tout le monde (c'est à dire nous et la foule des Japonais qui se trouvaient sur place) sommes sortis, nous avons été servis gratuitement, selon la tradition, d'Amazake 甘酒 (Sake doux) de nouvel-an, qui malheureusement, ne contient pas d'alcool...
Et puis minuit est arrivé et, en même temps que l'année changeait...
(A suivre l'an prochain)
Ainsi commençait la soirée du réveillon de Nouvel-an 2009/2010, tôt, mais dans la nuit. Comme les Japonais fêtent surtout cette fête entre amis, nous n'avons pas trouvé d'indigènes tellement disposés à faire la fête avec nous, donc nous nous sommes résolus à passer la nuit, jusqu'au matin, entre francophones, mais pas seulement des gens d'ici, j'ai même invités des tourôlistes genevois de ma connaissance à nous rejoindre.
Tout était bien organisé: nous avions établi notre programme, fait les réservations nécessaires, et au moment du rendez-vous, c'était parti pour festoyer jusqu'au matin. Mais rassurez-vous, nous étions bien résolu à ne pas sombrer dans la décadence propre aux Européens et aux Suisses en particulier. Par raffinement, nous avons tout fait dans les règles de l'art, à la japonaise...
Première étape, donc, le restau. Des bonnes spécialités de junk food made in Japan, un vrai bonheur, et surtout l'occase de boire les premières bières en guise d'apéro-souper (le tout accompagné d'une dose acceptablement abusée de mayonnaise, comme il se doit).


Le ventre bien plein, nous nous sommes rendus dans notre bar favori, en attendant minuit. Un bar incroyable, où un vieux monsieur en trois-pièces vend des alcools du monde entier pour un prix modique... Tous ceux qui me rendront visite y seront emmenés de gré ou de force, présicé-je au passage.
C'est donc en buvant, en discutant, en buvant, en plaisantant, en buvant, en papotant et surtout en buvant que nous en avons donc conclu cette étrange - quoique riche - année 2009.


Peu avant l'heure fatidique de la fin de cette année, nous nous sommes rendus au Chionji voisin (temple dont je vous ai parlé ici), pour assister à la fin de la cérémonie de fin d'année dans le temple, à l'occasion de laquelle nous avons pu entendre (ou réciter, pour certains) les derniers nenbutsu de l'année (Namu Amida-butsu, Namu Amida-butsu, etc.) en se passant une corde qui symbolise l'année écoulée.

Et puis, une fois presque minuit arrivé, tout le monde (c'est à dire nous et la foule des Japonais qui se trouvaient sur place) sommes sortis, nous avons été servis gratuitement, selon la tradition, d'Amazake 甘酒 (Sake doux) de nouvel-an, qui malheureusement, ne contient pas d'alcool...
Et puis minuit est arrivé et, en même temps que l'année changeait...
(A suivre l'an prochain)
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