Une longue nuit de Nouvel-an, à Kyôto (version 2010)

Publié le par Rémora

(la version 2009 se trouve ici)

...Ainsi donc, à minuit, les 108 coups de cloches, telle que le veut la tradition, se sont mis à sonner sur la cloche impressionnante du Chionji, pour accueillir la désormais très jeune année.

Malheureusement (comme nous l'avions cependant prévu), nous avons du quitter les lieux après une quarantaine de coups de cloche pour rejoindre une autre partie de la ville. Une des particularité de la tradition du nouvel-an japonais étant que les transports publics fonctionnent toutes la nuit, au tarif et à la fréquence habituelle (je ne répéterais pas une fois de plus tout ce que nous avons à apprendre de l'économie et des traditions japonaise, mais qu'on se le dise), essentiellement pour rejoindre les temples les plus important, la nuit du nouvel-an étant essentiellement, pour les familles, l'occasion du "hatsumôde 初詣", la première prière de l'année (qui est en fait possible jusqu'au 3 janvier).

Nous nous sommes donc rendus au cente-ville pour rejoindre le désormais traditionnel karaoké du nouvel-an.

Donc quatre heures de quasi-folie dans une ambiance embrumée jusqu'au quasi-petit matin.

Image-011.jpg
Image 016
Rotation deImage 015
Image 014
Ca a coûté des sous, mais franchement, ça valait quasiment le coup. (Ca vaut jamais le coup de dépenser de l'argent, ça c'est certain, mais il faut savoir faire des sacrifices, surtout à nouvel-an, ça remplace les résolutions).

Cette expérience musicale passée, nous nous sommes rendus au pas trop lointain (un peu quand même) Heian-jingû 平安神宮, le sanctuaire national (shintô, donc) dédié aux empereurs de l'époque de Heian.

Image-074.jpg(Photo prise l'année précédente, au cours de la reconnaissance--- et oui, je fonctionne toujours comme un scout)

J'y ai acheté, comme le veut la tradition, le "Omikuji" おみくじ de nouvel-an, un petit bout de papier sur lequel sont indiqués les auspices pour l'année à venir. Apparemment, il va m'arriver de bonnes choses et ma direction porte-bonheur est l'Orient, ce dont je me doutais un peu, mais tout de même, les Empereurs approuvent, donc je suis content.

Et puis le soleil et la fatigue ont été les plus fort. Le jour venant, il a été temps de se séparer de mes amis genevois et de rentrer chacun dans nos pénates pour profiter du premier sommeil de l'année (et, au passage, de la première journée perdue de l'année, mais bon, je ne doute pas que ce ne sera pas la dernière).

Seulement voilà, en rentrant, le premier choc de l'année m'a surpris de plein fouet que je me suis cru verser (à moins que ce ne soit l'alcool)...

(A suivre!?)
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article