Choc des langues, choc des cultures

Publié le par Rémora

Pour en terminer sur mon voyage en Corée, je vais vous raconter une petite anecdote qui nous est arrivée.

Un jour que mon compagnon de voyage, Eric et moi, avons été laissé à nous-mêmes sans aucune de nos amies coréennes pour nous guider, nous avons décidé de nous lancer dans l’exploration de la belle Séoul. Après avoir visité le marché de Namsan, nous avons décidé de tenter de rejoindre la Namsan Tower (photo), depuis laquelle on peut dominer toute la capitale.

 

 

Après avoir marché une bonne heure dans la forêt qui recouvre la colline (Namsan signifie la montagne du sud), nous avons enfin rejoint la fameuse tour après une éprouvant ascension, pour nous rendre compte qu’en bus cela nous aurait pris cinq minutes.

Le lieu est un des plus touristiques de la ville et nous nous sommes retrouvé entourés de japonais, américains et autres visiteurs de diverses contrées.

Comme notre coréen est presque inexistant, et qu’il ne nous semblait pas approprié de parler en anglais, nous avons fait, dès le guichet, comme ceux qui nous précédait (des japonais) et avons utilisé la langue de Miyamoto Musashi. Jusque-là, rien de bien surprenant, du moins en apparence.

Or, lorsque nous avons gravi la tour, et après avoir profité du paysage pendant un certain temps, nous nous sommes mis en quête d’un moyen de redescendre, mais, comme les ascenseurs à cette étage semblaient seulement arriver et ne pas redescendre avec des gens, nous avons demandé notre chemin à une charmante hôtesse qui se tenait là pour son plus grand malheur. Comme, elle aussi, venait de parler avec des touristes japonais nous nous sommes exprimés dans cette langue et, dans un premier temps, elle ne semble pas avoir remarqué. Mais, après deux phrases, elle s’est exclamée :

日本語!(nihongo !) « Du japonais ! »

Cela devait lui paraître étrange que deux blancs lui adresse la parole dans ce langage qu’on ne leur attribue pas habituellement. Mais ce fut encore pire quand nous avons eu l’audace de répondre que nous lui parlions en japonais parce que nous ne savions pas parler le Coréen.

La jeune femme a failli s’écrouler, dans un mélange, je suppose, d’hilarité et de stupeur. Elle s’est assise sur ses mollets (comme si elle voulait faire pipi, soulignait mon ami Eric), la face rouge et visiblement hilare au plus point.

Elle a tout de même réussi à nous indiquer le chemin entre deux souffles et nous avons repris nos aventures.

Mais tout de même, c’est vrai, quand on est blanc, pourquoi diable ne parle-t-on pas en anglais ?

 

La question reste ouverte…

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M
Salut mon neveu, quel plaisir de lire tes news....de plus ici à Rome, ou je passe une semaine chez les japo-romains....ah la la ces différentes langues...ici je dois faire des efforts...en français avec Yannick , en anglais avec Chikako et dans les mags...en italien...il ne me manque que le suisse-allemand !!!<br /> Mais dommage demain c'est le retour pour notre cher canton de neuch....il faut bien aller bosser un peu. A + Marilou
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Mais si t'es blanc, t'es américain non? Donc tu parles anglais....<br /> <br /> Je crois qu'une partie de ma belle famille n'a pas encore compris que la couleur de ma peau n'avait rien à voir avec la langue que je parle....<br /> <br /> Enfin pour la plupart des blancs, les jaunes sont chinois. Même entre "gnak" ils se trompent. <br /> <br /> Ici ils se sentent presque insultlé quand チカコ(volontairement en katakana pour éviter toute confusion) ne répond pas aux "nihao"....<br /> <br /> L'humain serait-il idiot? (deuxième question ouverte)
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